4 / L'atelier Techniques de montage des mouches

Le dubbing… un vaste sujet, s’il en est!

Les dubbings

Bon, ça y est, vous avez compris, moi, j’adore le flytying. D’autres diront que je suis un grand malade. Ont-ils tort ? Sincèrement, en toute honnêteté…je ne pense pas. J’ai écrit un article sur les cous de coqs, me voila maintenant qui m’attaque au sujet du dubbing. En fait, mon matériel de flytying est simplement un moyen de vous parler de sujets divers, et de tenter, d’en faire une petite synthèse. C’est parfois tout simplement ardu ! Et le sujet du dubbing l’est particulièrement, je trouve.

Car vous êtes tous bien entendu familiers avec les Hare dubbing, antron, SLF, seal’s dubbing, UV dubbing, etc… ?

Non ? alors accompagnez moi, nous allons essayer de démêler cela ensemble !

Cependant, ne croyez pas que je vais parler de tous les dubbings. Cela nécessiterait énormément de temps, et presque un livre. Là n’est pas le but. On va quand même faire plus simple, et juste parler des dubbings les plus connus. Et vous allez voir, il y a déjà de quoi faire…

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, une petite précision : Une fourrure animale est constituée de bourre (fibres très fines, au plus près de la peau, ayant un rôle dans l’isolation thermique), et de poils, qui assurent l’imperméabilité, ainsi que le feraient des tuiles sur un toit, la laine de verre sous-jacente étant la bourre. Il est évident qu’en fonction de l’habitat (chaud, sec, ou froid et humide), ainsi qu’en fonction de la saison, cette fourrure évolue (mues du printemps et mues de l’automne). Donc, globalement, une fourrure d’hiver va être constituée d’une bourre plus épaisse et de poils plus longs, que pour une fourrure d’été, qui, elle, aura une bourre réduite au minimum, et des poils courts. Quand, pour un dubbing naturel, je parle de « fibres », il s’agit simplement de la bourre dont on fait le dubbing. Si je parle de poils, il s’agit des poils, ajoutés en proportions variable dans cette bourre. Pour un dubbing synthétique, les fibres sont simplement…les fibres.

 

Pour plus de clarté dans cet article, je vous en présente le plan:

  • Un dubbing, c’est quoi?
  • Caractéristiques physico-chimiques des dubbings, et conséquences.
    • Le rôles des lipides naturels (ou pas)
    • Capacité des constituants des dubbings à « retenir » les molécules d’eau
    • Le diamètre des fibres
    • La tension de surface
    • La structure du réseau fibreux
  • Les dubbings naturels
    • Les dubbings d’origine végétale
    • Les dubbings d’origine animale
      • Le dubbing de lièvre
      • Les dubbings naturels autres que le dubbing de lièvre
        • Wapsi natural furs et consorts
        • Le dubbing super fine
        • Le dubbing de CDC
        • Le dubbing de phoque
  • Les dubbings synthétiques
    • Le dubbing d’antron
    • Le Fly rite
    • Les fibres UV
    • Ice dub et fibres Angelina
    • Les fibres SLF
    • Flashabou dubbing
    • Rainbow scud dub
  • Les dubbings mixtes, mélanges naturels et synthétiques
  • Les grandes marques de dubbing

 

Allez, vous me suivez????

 

Un dubbing, c’est quoi ?

Tout dabord, le dubbing, c’est quoi exactement ? Il s’agit simplement de fibres, d’origine animale (mammifères, oiseaux), végétale, ou synthétique, que l’on utilise pour faire le corps des mouches. Pour faire ces corps, on forme (avec les doigts par exemple), une mèche à dubbing sur la soie de montage, en vrillant la mèche de dubbing (ainsi que nous le ferions pour filer de la laine; je n’ai jamais fait cela, mais j’ai vu pas mal de vidéos sur ce geste ancestral, et qui est selon moi si beau et précieux…). Une autre façon de procéder est de faire une boucle à dubbing avec la soie de montage, y insérer les fibres de dubbing, et de vriller ensuite le tout. L’utilisation de poix, dont on enduit la soie de montage, peut aider lorsque l’on réalise une mèche/boucle à dubbing.

Aux fibres naturelles, on peut ajouter en proportion variables des poils, et/ou des fibres synthétiques, de manière à en modifier les caractéristiques générales.

Globalement, il y a trois catégories de dubbing :  Les dubbings naturels, les dubbings synthétiques, et les mixtes naturels plus synthétiques.

Donc, ces fibres, vous pouvez les trouver partout, et chaque mammifère présentant une fourrure pourra fournir du dubbing. Y compris un porc épic, ou un hérisson…à l’exception bien entendu des animaux sans fourrures (chat ou chien nus, rat-taupe, etc). Cela va sans dire.

Rat-taupe – Photo extraite du site “Futura-Sciences”.

De même certains végétaux (coton, par exemple) peuvent être utilisés pour faire du dubbing. Cependant, à ma connaissance, cela reste très anecdotique.

Des oiseaux, également (Anatidés – les dubbings de CDC) pourront fournir du dubbing.

Et bien entendu, toutes les fibres synthétiques peuvent être également utilisées, pour peu que ces fibres soient suffisamment fines. Elles peuvent être utilisées en l’état, ou mélangées à des dubbings naturels, pour en augmenter la brillance, par exemple.

Souvent, le dubbing naturel peut n’être constitué que de la bourre qui se situe à la base de grands poils (fourrure d’hiver des Cervidés, fourrure dans laquelle il y aura une forte proportion de bourre, assurant ainsi l’isolation thermique de l’animal). Un autre exemple est la bourre du ragondin, qui fait un dubbing naturellement marron de toute beauté. Enfin, je vous parlais du porc épic et du hérisson. Ils ont des poils extrêmement kératinisés (les « piquants », que l’on ne peut utiliser), mais à la base, il y a une fourrure beaucoup plus fine, permettant l’isolation thermique et la protection cutanée de ces animaux. Cela, peut être utilisé comme dubbing. Je vous rassure, je n’ai pas de dubbing de hérisson ou porc épic…mais j’aimerais vraiment les tester tous les deux…peut-être simplement car on n’en trouve pas dans le commerce.

A cette bourre, il est également possible de mélanger des poils, quand ceux-ci ne sont pas trop longs ni épais. Ainsi, si vous rasez une peau d’écureuil (roux ou gris), vous allez avoir la bourre, qui, mélangée avec les poils, va donner un dubbing magnifique. L’avantage dans ce cas est la faible longueur des poils, qui sont par contre assez rigides. La bourre va alors permettre de les « emprisonner », et donc de les inclure dans une mèche (ou une boucle) à dubbing. Ce dubbing est, je trouve, de toute beauté, et Sylvain Bailly en commercialisait un – son fameux « dubbing naturel d’écureuil »- qui était vraiment magnifique ! Malheureusement, il n’en commercialise plus..…

A ces dubbings naturels, vous pouvez adjoindre en différentes proportions des fibres artificielles SLF (synthetic living fibers), qui, grâce à la longueur de leurs fibres, va donner une « imitation de la vie », sous l’eau. Ce genre de fibres SLF est donc à utiliser pour des nymphes, principalement.

C’est également le cas du dubbing de lièvre (la bourre), auquel on peut ajouter en différentes proportions les poils, ce qui va donner un dubbing plus ou moins « ébouriffé ». Dans ce type de dubbing, la bourre va servir principalement de « liant » pour les poils lors de la réalisation de la mèche à dubbing. Idem pour un autre Lagomorphe, j’ai cité le lapin, dont les poils sont cependant moins rigides que ceux de son cousin à grandes oreilles.

Mais pourquoi ne pas utiliser que les poils ? Faire une mèche à dubbing avec uniquement des poils de lièvres, des poils d’écureuil, ou encore de ragondin, sans bourre, est réalisable, mais pas forcément simple. De plus, hormis pour l’écureuil, les poils de lièvre et de ragondin sont assez longs…ce qui rend leur utilité relative pour faire du dubbing, à moins d’utiliser les poils du masque (incluant les oreilles), qui sont beaucoup plus courts. Ce sont les fameuses ORLs, par exemple, dont le corps est constitué d’une mélange de bourre  et de poils courts des oreilles de lièvre. Et dans ce cas-là, plutôt que de faire une mèche à dubbing en enroulant simplement les poils sur la soie de montage, il vaut mieux faire une boucle à dubbing. On peut faire de même avec les cervidés, ou l’on va utiliser la bourre/poils des oreilles, et en faire les non moins fameuses ORCs. L’utilisation de poix, tout comme la réalisation d’une boucle à dubbing facilitera cependant les choses.

En fait plus le matériel va être fin et souple, plus il sera facile d’en faire une mèche sur la soie de montage, plus il va être épais et rigide, plus cela sera difficile. C’est pour cette raison que nombre de dubbings commercialisés sont un mélange de poils fins (bourre), et de poils plus rigides, assurant un côté « ébouriffé » lors de la réalisation des mouches.

Fibres longues ou fibres courtes ? Dans la région (Anjou) ou je vis maintenant, un sèche-linge est obligatoire, en regard des taux d’humidité. Faute de quoi, le linge lavé sèche mal. J’ai essayé de récupérer les résidus fibreux (principalement de tissus en coton,  lin ou fibres synthétiques) restant en fin de séchage pour en faire du dubbing. Malheureusement, les fibres ainsi obtenues (abrasion des tissus dans le tambour) sont très courtes, et il est donc impossible donc d’en faire une mèche à dubbing convenable, même si la la finesse des fibres est bien réelle!

Donc, pour arriver à faire une mèche à dubbing qui se tienne, il vaut mieux avoir des fibres assez longues, et fines.

Les dubbings synthétiques quant à eux, ont été initialement issus des rebus de l’industrie textile. Donc, vous payez cher un simple déchet (ramenez au kilogramme le prix d’un petit sachet de dubbing…vous allez pleurer!). Depuis quelques années, nous assistons à une multiplication de ces dubbings synthétiques…au point de s’y perdre parfois. Textures, tailles, finesses, couleurs… il y a des possibilités immenses, et le marketing, génial booster de vente, est passé par là, comme de  bien entendu…

Même si je pense que nous sommes nombreux à nous perdre dans cette foultitude de dubbings synthétiques, il y en a cependant que nous connaissons tous, à commencer par le fameux dubbing d’antron, qui consiste en des fibres assez longues, très fines, et brillantes. Ce n’est ni plus ni moins que des fragments de ce que l’on trouve dans les mèches d’antron sur carte, qui sont des mèches synthétiques constituées de filaments très fins. Il est très intéressant de mélanger un peu de ce dubbing d’antron à d’autres dubbings plus ternes (naturels), de manière à donner un «signal brillance». Le fameux «Hare Tron dubbing» de Hareline en est un bel exemple, mélange de dubbing naturel de lièvre (éventuellement teinté), avec des fibres d’antron.

Antron sur carte. On voit que les mèches sont constituées de longues fibres un peu ondulées, brillantes.

 

Caractéristiques physico-chimiques des dubbings, et conséquences.

Là, nous attaquons vraiment les choses sérieuses.

Ces dubbings, en fonction de leur nature, peuvent être plus ou moins hydrophiles, ou hydrophobes. En d’autres termes, ils vont pouvoir se gonfler d’eau (hydrophile), ou au contraire, rester « sec » (hydrophobe).

Il va sans dire, que pour faire une mouche flottante, il vaut mieux utiliser un dubbing « hydrophobe », alors que pour une nymphe, un streamer ou une noyée, un dubbing hydrophile sera plus adapté. Cependant, vous pouvez parfaitement utiliser un dubbing hydrophile, mais qui flottera à la perfection. A l’inverse, vous pourrez utiliser un dubbing hydrophobe, mais qui pourra être utilisé pour des nymphes. Simple, non ?

Le cas des grands streamers à carnassiers est un peu particulier, car si vous utilisez un dubbing hydrophile, vous aurez in fine un truc assez lourd à balancer, car potentiellement gorgé d’eau… et les monteurs de ces streamers préfèrent maintenant utiliser des fibres hydrophobes, ce qui permettra d’éliminer l’eau du streamer au premier faux lancer, et donc d’en réduire considérablement le poids.

En dehors de ces caractéristiques physico-chimiques intrinsèques, les caractéristiques des dubbings que nous pourrons rechercher, sont la longueur des fibres, leur mobilité, leur brillance, leur transparence, etc.

Les raisons expliquant ces différences d’hydrophilie/hydrophobie sont – à ma connaissance – au nombre de cinq :

  • Présence (ou non) de lipides (graisse) entourant les fibres de dubbing (facteur dit « exogène »);
  • Capacité des constituant des fibres de dubbing à « retenir » les molécules d’eau (facteur directement lié à la nature chimique du dubbing) ;
  • Diamètre des fibres ;
  • Tension de surface :
  • La structure du réseau fibreux.
  • Le rôle des lipides naturels (ou pas).

Les dubbings naturels d’origine animale seront naturellement hydrophobes, car le sébum, mélange de composés lipidiques et produits par l’animal (glandes sébacées) va former une gaine autour des fibres (bourre et poils). Ceci va permettre à l’eau de s’évacuer en glissant sur cette pellicule lipidique, qui est par nature chimique parfaitement hydrophobe. Grace à cela, les animaux (mammifères) ont une fourrure naturellement imperméable, ce qui leur assure une bonne protection thermique.

En effet, si l’eau arrive au contact de la peau (qui est chaude chez les animaux homéothermes – dits «à sang chaud»), elle va s’y réchauffer, puis s’évaporer. Ce phénomène de passage de l’eau d’un état liquide à un état gazeux (vaporisation) est une réaction dite « endothermique », qui nécessite donc un apport externe d’énergie – en l’occurrence de la chaleur. Cette chaleur va donc être fournie par la peau… qui va alors se refroidir (transfert d’énergie). C’est le principe de la transpiration, qui permet à nos organismes de ne pas entrer en surchauffe quand l‘atmosphère est trop chaude (un sauna peut monter à près de 100°C, et notre corps, avec ses différentes stratégies de régulation thermique peut parfaitement y faire face). Donc, un animal qui n’a pas de fourrure imperméable va  se refroidir très vite, et s’épuiser, car il faut savoir que la régulation thermique chez les animaux est le processus physiologique le plus gourmand en énergie (après le fonctionnement du cerveau, tout au moins chez l’Homme).

Qui n’a vu des animaux mouillés « jusqu’à la peau », tremblants et étant totalement affaiblis ?

Chat mouillé (et pas content de l’être).

Pour garder le corps chaud malgré le refroidissement généré par l’évaporation de l’eau sur la peau, ils vont devoir en effet produire énormément d’énergie. Le tremblement, qui est un mécanisme musculaire permettant de libérer de la chaleur afin de garder leur corps à bonne température, est très gourmand en énergie. C’est une des raisons qui fait que les animaux terrestres, mais ayant une activité aquatique, ont une fourrure ou un plumage parfaitement imperméable (principe des anatidés enduisant leurs plumes de l’huile secrété par les fameuses glandes uropygiennes). Objectif: se protéger du contact direct de l’eau avec la peau. En plus, dans le cas des canards, le fait de graisser leurs plumes leur assure une meilleure flottabilité. Il n’y a qu’à voir les cormorans séchant leurs plumes après une plongée…n’ayant pas de glande uropygienne, leurs plumes ne sont pas imperméables et nécessitent donc de longues séances de séchage… C’est ballot pour un oiseau aquatique!

Cependant les multiples traitements dont ces dubbings peuvent faire l’objet dans l’objectif de leur utilisation comme matériel de flytying (lavages, teintures, etc  ) vont supprimer cette couche de sébum entourant les fibres, mettant ainsi «à nu» la structure même de ces fibres … qui sont par nature très hydrophile. La résultante est un dubbing qui va « prendre » l’eau. En effet, si vous souhaitez teindre un dubbing d’origine naturelle, et voulez que votre couleur tienne, il va falloir préalablement le dégraisser complètement, afin que votre pigment – qui est en milieu aqueux- puisse atteindre la fibre et y pénétrer. Cette façon de teindre après dégraissage est bien expliquée par un Maitre (JP Dessaigne), dans sa vidéo.

Teinter son dubbing par JP Dessaigne

Donc, si vous avez un dubbing naturel non traité, il va être hydrophobe de par la présence naturelle de lipides à la surface des fibres, alors que celles-ci sont  hydrophiles. Prenez des cheveux, par exemple. Lors d’un shampoing, le shampoing (agent amphiphile – détergeant) va supprimer le sébum enveloppant chaque cheveu, mettant à jour sa structure en écailles de kératine, ce qui va permettre au cheveu de « retenir » l’eau. Ainsi, vos cheveux seront vraiment mouillés. Essayez avec des mèches de cheveux synthétiques…ceux-ci ne seront jamais mouillés, car ne retenant pas ainsi l’eau.

Une fois débarrassés de leur couche de sébum, les dubbings naturels présentent donc une forte hydrophilie. Ceci est donc associé à la structure propre des macromolécules dont elles sont constituées.

Il est bien sur possible de mimer cette enveloppe de sébum, et de rendre cette caractéristique hydrophobe aux fibres en les  “graissant” avant utilisation.

  • Capacité des constituants des dubbings à « retenir » les molécules d’eau.

La kératine, qu’elle soit de conformation A (mammifères), ou B (principalement reptiles et oiseaux), est une protéine (polypeptide). La kératine est le composant principal des phanères (poils, cheveux, vibrisses, etc). Donc, la kératine est le composé principal des dubbings d’origine animale (je parle des mammifères). Comme toutes protéines, elle est formée d’une succession d’amino-acides, reliés ensembles par une liaison covalente forte, dite « peptidique ». Tous ces amino-acides présentent des atomes d’oxygène (symbole chimique : O), d’azote (N), et éventuellement de souffre (S), qui sont également reliés entre eux par des liaisons covalentes (donc fortes). Ces atomes sont également capables d’engager des liaisons dites « liaisons hydrogènes » (liaisons chimiques dites « faibles », par opposition aux liaisons covalentes ), avec des groupement polaires hydroxyl ([-OH]), ou thiol ([-SH]).

Si nombre de ces atomes et groupements sont déjà « occupés » pour former la structure tridimensionnelle de la protéine (structure hélicoïdale, obtenue par repliement de la chaine polypeptidique sur elle même; cette structure tridimensionnelle est alors stabilisée par des liaisons hydrogènes), il en reste cependant suffisamment pour engager des liaisons hydrogènes avec d’autres groupes polaires “extérieurs”…dont des molécules d’eau (H2O). Donc, de par l’établissement de ces liaisons hydrogènes, la kératine délipidée est fortement  hydrophile, et va donc pouvoir « s’entourer » de molécules d’eau. En fait, et de manière très schématique, une fibre kératinique parfaitement dégraissée va être comme l’âme d’un fil électrique (le fil de cuivre), la gaine en plastique l’entourant figurant la couche de molécules d’eau qui sont liées avec la kératine par l’intermédiaire de ces liaisons hydrogènes.

Un dubbing qui va ainsi “s’imbiber d’eau” va donc avoir tendance à présenter une densité proche de celle de l’eau (d=1), ce qui, combiné à la densité des autres matériaux de la mouche (à commencer par le fer de l’hameçon), va augmenter la densité globale de votre mouche…et donc la faire couler… en simple adéquation avec le principe d’Archimède. Si la masse de la mouche est supérieure  à la masse du volume d’eau qu’elle déplace, alors la poussée d’Archimède est insuffisante et votre mouche coulera.

Petit rappel. Poussée d’Archimède: poussée verticale, dirigée vers le haut et que subit un corps plongé dans un liquide,  dont l’intensité est égale au poids du volume de liquide déplacé. Un objet qui a une densité superieure à celle de l’eau va donc couler, contrairement à un objet dont la densité est inférieure à celle de l’eau.la densité de l’eau est de 1 (1 centimètre cube d’eau a une masse de 1 gramme).

C’est aussi pour ces raisons que l’on graisse parfois le dubbing présent sur la mouche, pour lui rendre son caractère hydrophobe, en rétablissant simplement la couche de graisse naturelle, et en empêchant donc l’établissement de ces liaisons hydrogènes. Il va sans dire que cela doit se faire sur un dubbing séché.

Au contraire, un dubbing synthétique, même fin, (composé principalement de polymères ne présentant que peu d’atomes et groupements chimiques susceptibles d’engager des liaisons hydrogènes), ne va donc présenter que très peu d’interactions avec des molécules d’eau. En d’autres termes, l’eau va « glisser » sur ces matériaux, sans y être retenue. La flottabilité de ces fibres synthétiques ne sera cependant pas forcément supérieure à celle des fibres naturelles, car la densité de ces polymères est souvent plus élevée que celle de l’eau : une fois dans celle-ci, ils vont couler (principe d’Archimède).

L’avantage est que par contre, vous sécherez ce dubbing beaucoup plus vite qu’un dubbing naturel. Cette propriété est utilisée pour les gros streamers à carnassier, ainsi que j’en parlais plus haut.

  • Diamètres des fibres.

Vous l’avez surement entendu : Un des principaux atouts des grands cétacés est leur taille. En effet, au plus ils sont gros, au plus le ratio surface/masse est faible.

En d’autres termes, et proportionnellement, plus un objet est gros, plus la surface en contact avec l’environnement extérieur est faible. Dans le cas des cétacés, par exemple. La déperdition de chaleur par contact avec l’eau est donc proportionnellement beaucoup plus faible pour un (immense) rorqual bleu, que pour un (petit) dauphin.

Vous me suivez ? On va schématiser un peu cela avec des sphères.

La formule de calcul de la surface S d’une sphère de rayon R est:

S = 4 x Pi x R2

Celle du volume V d’une sphère de rayon R est :

V = 4/3 x Pi x R3

Prenons une sphère d’un rayon de 1 cm. Sa surface est égale à 12,6 cm2. Son volume est égal à 4,2 cm3.

Le ratio S/V est donc égal à 12,6/4,5 = 2,8.

Une sphère d’un rayon de 5 cm a une surface de 314,2 cm2, et un volume de 523,6 cm3. Son ratio S/V est donc égal à 0.6, ce qui est très inférieur à celui d’une sphère de plus petit diamètre.

Donc, au plus une fibre est grosse, au plus, proportionnellement, sa surface de contact avec le milieu environnant est faible.

Si l’on prend du dubbing de phoque, les fibres, kératiniques, ont un gros diamètre (toutes proportions gardées!). Donc, proportionnellement, la quantité d’eau entourant chaque fibre par engagement de liaisons hydrogènes (pour une longueur donnée) sera plus faible que pour une fibre de même longueur, mais de diamètre plus fin.

Donc, elle aura tendance à mieux flotter (intrinsèquement) qu’un poil de lièvre, par exemple.

Mais si vous déposez délicatement un poil de lièvre à la surface de l’eau, ou un poil de dubbing de phoque, les deux vont parfaitement flotter. De même, si vous déposez – délicatement et bien à plat – une aiguille de couture à la surface de l’eau, celle-ci flottera. Poussée d’Archimède ? Liaison hydrogène? On part du principe que la densité des deux poils (de nature kératinique) est similaire. Par contre, la densité de l’aiguille est bien plus élevée (matière métallique)…donc la poussée d’Archimède n’explique pas tout. Un autre facteur entre en ligne de compte: la tension de surface.

  • La tension de surface :

Je ne vais pas rentrer en détail dans ce domaine, car complexe et faisant appel à de solides notions de physique et de thermodynamique. En fait, tant que l’objet reste en surface, des forces faibles dite de Van der Walls et électrostatiques, combinées à des phénomènes de transfert d’énergie entre l’eau, l’objet et l’atmosphère, font qu’un objet de petite taille va rester en surface. Même si sa densité est supérieure à celle de l’eau (cas de l’aiguille métallique), et que donc la poussée d’Archimède est trop faible en soi pour le faire flotter, cette tension de surface va cependant permettre à l’objet de flotter.

Par contre, dès que l’eau va passer par dessus cet objet, la tension de surface va disparaitre, et un objet d’une densité supérieure à celle de l’eau va donc couler (et là, on retrouve le bon vieux barbu Archimède).

Ces phénomènes de tension de surface, qui sont lies à des phénomènes énergétiques et chimiques de très faibles intensités, n’ont un rôle dans la flottabilité que des très petits objets. Ils sont cependant primordiaux pour expliquer les caractéristiques de flottaison des dubbings. Avec la présence de détergeant dans les eaux (modifiants les interaction eaux/objets flottants), on a beaucoup parlé de cette tension de surface, qui provoque une “engluement” des insectes émergeants de leur forme subaquatique. La résultantes de ces détergents présents à la surface de l’eau est que vos mouches vont avoir tendance à flotter plus bas sur la pellicule. Mais tout comme pour les mouches naturelles, cette modification de la tension superficielle par la présence de détergeant va agir également sur vos mouches artificielles. In finé, et pour la pêche, cela ne va pas changer grand chose. Il n’en est pas de même sur la qualité des eaux, et donc sur l’impact de la survie des populations d’insectes… et des populations se nourrissant de ces insectes.

Pour illustrer ce propos, prenez une mouche de petite taille, faite avec du paon (herle connu pour « prendre l’eau » car dénué de gaine lipidique). Si votre mouche (bien sèche) se pose délicatement sur l’eau elle va flotter. Si par contre, vous la plaquez sur l’eau, en lui insufflant donc une énergie cinétique suffisante, elle va couler. Pourquoi ? Parce que l’énergie communiquée lors du lancer va la faire pénétrer dans la pellicule d’eau, et une fois recouverte d’eau, elle va simplement couler (densité de l’hameçon > 1), la tension de surface n’entrant plus en jeux, seule la poussée d’Archimède étant alors en action.

Sur ce schéma, un objet a une poussée d’Archimède inférieure à son poids. En fonction de son “mouillage”, il va flotter, ou couler. Une pellicule lipidique va favoriser la situation de droite, et va donc favoriser la flottaison. Des détergents présents à la surface de l’eau, vont favoriser la situation du centre, et vont donc favoriser l’immersion de l’objet. A gauche, un objet ne présentant aucun caractère hydrophobe.

  • La structure du réseau fibreux:

Le rôle de la structure en maille du réseau de fibres a été bien montré en photo dans le livre CDC de M. Petijean (CDC de Marc Petitjean). En fait, un réseau de fibres va pouvoir retenir des minuscule bulles d’air. Cela va augmenter la flottabilité de ce réseau. Par contre, si l’eau arrive à rentrer en contact avec les fibres kératiniques, une fois de plus, elle va former une pellicule autour de ces fibres, et faire couler votre mouche. C’est pour cela que le CDC a une excellente flottabilité, pour peu qu’il soit graissé. En effet, la graisse va maintenir les fibres « sèches » (c’est-à-dire quelle va empêcher l’eau de former une pellicule sur les fibres protéiques), et les microbulles d’air qui y sont emprisonnées assurent alors une flottabilité idéale.

Par contre, si la graisse n’est plus présente, les fibres se mouillent, et le tout va couler. Et là, il faut vraiment sécher les fibres pour retrouver cette flottabilité. Vive l’amadou!

Ce réseau de fibres, on le retrouve avec des dubbings dont on a fait une mèche. En fait, les fibres, en s’entremêlant, vont former des mailles, qui vont retenir des microbulles d’air.

Donc, en résumé, pourquoi ça flotte ou pas ? Vaste sujet donc, que cette flottabilité, s’il en est.

Beaucoup de facteurs liés au dubbing lui-même, à sa nature et composition chimique, ainsi qu’à la présence ou non d’agent hydrophobes (graisse, sébum naturel) vont faire que votre mouche va bien flotter ou pas. Au plus la mèche à dubbing sera dense, au moins elle flottera, et inversement. Si vous avez des dubbing naturels, n’hésitez pas à les graisser un tout petit peu (graisse mucilin rouge), si vous voulez que votre mouche flotte bien. De plus, sachez jouer avec l’énergie communiquée à votre mouche lors des lancers. Avec un peu d’empirisme, vous arrivez tous à saisir ce que vous pouvez faire, ou pas, avec les dubbings que vous utilisez.

Et maintenant…parlons dubbing…

Les dubbings naturels

Les dubbings d’origine végétale :

Soyons clair, les végétaux ne présentent que peu d’intérêt comme source de dubbing. Le coton naturel est un tissu végétal qui présente de très longues fibres. Ces fibres sont principalement constituées de cellulose (polymère d’osides) qui présente d’immenses possibilités d’engager des liaisons hydrogènes avec l’eau environnante. Il est donc extrêmement hydrophile (on l’utilise entre autres en médecine pour « éponger » un exsudat liquide, lymphe, sang, etc). En fait,  et pour les raisons énoncées précédemment, une pellicule d’eau va se former  autour de chacune des fibres. Aux plus les fibres seront fines, au plus, proportionnellement, dans une mèche à dubbing, la quantité d’eau sera importante. De plus, le coton n’est pas gras. Donc il n’y a pas d’agents hydrophobes empêchant cette imbibition des fibres par l’eau. Par conséquence, le coton – et autres fibres végétales –  sont de piètre qualité pour faire un dubbing…sauf à le graisser, sauf à vouloir en faire des nymphes ou noyées. C’est probablement pour cela qu’à ma connaissance, il n’y en a pas de commercialisé, et que son utilisation reste vraiment anecdotique.

Capsule de coton.

Les dubbings d’origine animale :

  • Le dubbing de lièvre

Nous connaissons tous le dubbing de lièvre, qui, mélangé à des poils, permet de faire entre autre les fameuse ORL (un peu de bourre mélangée avec des poils fins et assez court obtenus sur les oreilles). Je pense sincèrement qu’il s’agit du dubbing le plus connu des pêcheurs et monteurs.

Ci-dessus, une de mes ORL en taille 18.

Dans le commerce, on trouve ce dubbing en de multiples teintes (donc attention, ce sont des dubbings ayant perdu la couche de sébum protectrice). Si vous le faites vous-même, vous pourrez y inclure des proportions variables de poils de lièvre (ou autre), de façon à faire le dubbing que vous souhaitez exactement. En général, et dans le commerce, la proportion est de 30% de poils, pour 70% de bourre.

Vous pouvez également y inclure d’autres matériaux, poils d’écureuil, barbes de CDC, etc…Encore une fois, le fly tying a cela de génial qu’il présente d’infinies possibilités. J.P. Dessaigne, à son habitude, présente une vidéo extrêmement didactique à ce sujet.

J.P. Dessaigne: réaliser son propre dubbing

Selon la marque, les dubbings peuvent varier dans la proportion de poils. Ainsi dans le «Dubbing » Hareline, qui est un dubbing de lièvre, la proportion de poils est très faible. Au contraire, chez Hends, cette proportion est beaucoup plus importante. Le résultat est un effet plus « ébouriffé » avec le dubbing Hends, que j’apprécie particulièrement, également. Ce dubbing Hends va donc être plus destiné à des mouches d’ensemble, à la silhouette un peu floue, alors que le dubbing Hareline est plus utile pour des mouches « précises », comme pour faire une petite olive parachute sur H18, par exemple.

Dubbing de lièvre “Dubbin” de chez Hareline, un petit panel de leur gamme.

J’utilise ce Dubbin de Hareline pour monter ma Guêpe-palmer, ainsi que ma Brune de Mars.

Dubbing de lièvre de chez Hends. Egalement un petit panel de leur gamme.

Ci-dessous, différences dans le  dubbing de lièvre: Hareline “Dubbin” versus  le dubbing de lièvre Hends, ce dernier ayant une proportion de poils bien plus importante, ce qui est visible sur la deuxième photo ci-dessous.

Pour une même marque, en fonction des lots, l’on peut avoir des différences significatives dans les couleurs. Je vous montre le cas d’un dubbing de lièvre « Hare-tron Dubbin » (dubbing de lièvre mélangé à des fibres d’antron) de Hareline, ou, pour le même code/dénomination de couleur, les couleurs sont sensiblement différentes. A se demander même s’il n’y a pas eu une erreur d’ensachage ou de contrôle qualité lors de la teinture des lots…

Sinon, vous trouvez tout un panel de dubbings de lièvre, avec toutes les couleurs souhaitées, chez différentes marques (Hareline, Hends…).

Depuis quelques temps, du “dubbing de lièvre Argentin” est également commercialisé. Son intérêt ? Celui de présenter des “fibres beaucoup plus longues et fines que celles d’un lièvre classique”, dixit le marketing. Cependant, et selon moi, c’est plus une histoire marketing qu’autre chose.

D’ailleurs, en regardant la photo ci-dessous, où du dubbing de lièvre « Dubbin » de chez Hareline est comparé à ce dubbing de lièvre Argentin, je ne vois pas de différence majeure, si ce n’est peut-être des fibres plus rigides chez le cousin de la Pampa. A gauche le dubbing classique Hareline de lièvre, à droite le dubbing de lièvre Argentin.

  • Les dubbings naturels autres que le dubbing de lièvre

Je ne parlerai pas du dubbing de lapin, pour la bonne raison qu’en dehors des bandelettes de lapin utilisées pour faire des streamers, je trouve que la fourrure de cet animal ne présente pas d’intérêt majeur par rapport au lièvre, ou à d’autres dubbings naturels.

Wapsi commercialise une gamme que je trouve magique, celle des dubbings naturels (“Natural furs”).

    • Wapsi natural furs et consorts

 

    • Chameau (calmel): un dubbing très très fin de couleur crème,  un dubbing naturel « superfine ».
    • Rat musqué (muskrat): dubbing assez fin de couleur beige marron
    • Opossum : dubbing magnifique, très fin, d’un marron beige tirant un peu sur le roux.
    • Castor (beaver): dubbing aux fibres fines, présentant une excellente flottabilité, plutôt gris moyen.
    • Masque de coyote (coyote mask): dubbing avec des poils assez gros, mais relativement souples, couleur beige.
    • Masque de lièvre (hare mask): un dubbing de lièvre avec des poils assez courts et fins, en couleur gris foncé (dark hare mask dubbing) , ou gris plus clair (light hare mask). Wapsi presente également un version teinté en olive (foncé) de ce matériel (olive hare mask). Un exemple de mouche montée avec ce dubbing, l’EM3, ou encore  l’Emergente d’olive ATE.
    • Ecureuil gris (gray squirrel): dubbing formé principalement de poils, courts, assez raides, difficiles à utiliser seuls sans faire une boucle a dubbing. La couleur est plutôt camel.
    • Ecureuil renard (fox squirrel), qui est un dubbing beige foncé/marron clair, très rigide.
    • Ventre d’ecureuil renard (fox squirrel belly), qui est similaire au précédant, mais plus couleur marron glacé, avec des poils bien moins rigides.
    • Vison (mink):un dubbing très très fin, couleur taupe, mais aux fibres assez courtes.
    • Ecureuil noir naturel (natural black squirrel): dubbing d’écureuil classique, gris très foncé.
    • Ecureuil des pins (pine squirrel), le plus proche de notre écureuil roux en terme de teinte générale : dubbing un peu plus souple, et légèrement plus foncé que celui du gray squirrel.

Sur la photo de cette pochette de Wapsi, on voit la gamme complète.

Cette gamme en photos, maintenant. Ces deux photos ci-dessous proviennent d’une boite à dubbing “clefs en main” de Wapsi, et qui contient 12 des 14 dubbings proposés.

Les quatre espèces (ou sous espèces?) d’écureuils, dont le dubbing est proposé par Wapsi:

Les deux photos ci-dessous sont les deux dubbings absents de cette boite “clefs en main”, mais que j’ai dans mes boites à dubbings de marque Wapsi, à 32 cases.

Fox squirrel belly (dubbing prélevé sur le ventre du fox squirrel; les poils et bourre sont beaucoup plus souples):

Natural black squirrel:

Si à ce panel vous ajoutez du « dubbing d’écureuil maison » de chez S. Bailly (équivalent au dubbing d’écureuil gris, mais en beaucoup plus fin, donc plus facile à travailler), ou encore un dubbing fait de bourre de ragondin (marron foncé) vous pouvez faire quasiment toutes les mouches avec cela, en mélangeant deux ou plusieurs dubbings différents, en des proportions variables, de manière en modifier la couleur, la texture (plus ou moins fine, raide, etc).

Photo ci-dessous, “Dubbing écureuil maison” de chez S. Bailly:

Photo ci-dessous, dubbing de ragondin: morceau de peau de ragondin, ou l’on voit bien de longs poils raides et brillants, et à la base, une bourre dense, très fine, marron/gris foncé.

Photo ci-dessous, cette bourre récupérée et débarrassée (partiellement) de ses poils: le dubbing de ragondin:

Le ragondin provient d’un vieux manteau de fourrure dont j’ai récupéré des pièces. Comme quoi, tout finit par (re)servir, et rien ne se jette.

Il y a peu, un ami (il se reconnaitra) m’a envoyé un masque et une queue de raton laveur. La bourre permet de faire un dubbing gris très foncé de toute beauté, très fin également…

Photo ci-dessous, queue de raton laveur:

Photo ci-dessous, dubbing obtenu à partir de cette queue: On y voit une bourre brillante, très frisée dont les nuances vont du gris clair au gris foncé.

On trouve également dans le commerce du dubbing de marmotte. J’ai de la marmotte (Canadienne) sur peau, toujours grâce à cet ami qui se reconnaitra. Avec une lame de scalpel, ou une paire de ciseaux, il est aisé de recueillir du dubbing, également très beau: finesse, brillance, etc.

Photo ci-dessous, peau de marmotte  Canadienne:

Photo ci-dessous, dubbing obtenu à partir de cette peau:

On trouve aussi des dubbings plus rares, non pas dans le sens de la rareté de l’animal, mais plus de part une diffusion anecdotique. Je pense au dubbing d’Alpaga, qui est un dubbing magnifique, ressemblant au dubbing de phoque (longueur et diamètre des fibres), mais en plus rigide et un peu moins brillant. Il est vraiment bien pour une utilisation en sèche, contrairement au phoque, qui sera plus à réserver pour le montage des nymphes.

Photo ci-dessous, dubbing d’Alpaga, teinté en rose:

Donc, avec des peaux d’animaux différents, on a déjà de multiples possibilités de faire des dubbings répondant quasiment à tous les cas de figure. A vrai dire, ces “Natural furs” de Wapsi permettent de faire face à quasiment tous les montages dits classiques.

  • Le dubbing super fine:

Dans ces dubbings naturels, je pense également au dubbing “super fine”. Sa caractéristique est de longues fibres, vraiment très fines. En cela, il correspond parfaitement au dubbing de chameau Wapsi, et est parfait pour faire de toutes petites mouches (H20-H18).

Hareline commercialise toute une gamme de super (ou micro) fine dubbings. Je ne sais pas de quel animal cette gamme est issue, mais ce que je sais c’est que c’est un dubbing animal (et non pas synthétique). Comment je le sais ? A la flamme d’un briquet. L’odeur de cochon brulé est  caractéristique de la kératine brulée. Comme je n’ai jamais trouvé de dubbing de chameau en grande quantité, je ne le teinte pas moi-même. J’achète donc ce dubbing super fine de Hareline.

De plus, de part une « maille » du réseau très fine, ils présentent une très  bonne flottabilité.

Photo ci-dessous, quelques échantillons de la gamme Super fine de Hareline:

Sur la photo suivante, un dubbing de chameau naturel de Wapsi (en haut) est comparé à un dubbing superfine (en bas). Sincèrement, et au vu de cette comparaison, je pense que le superfine est issu de chameau.

Par contre, en comparant ce dubbing superfine à un dubbing de lièvre classique (Hare dubbing de Hareline), on voit nettement les differences (longueur et finesse) des fibres.

Je suis vraiment fan de ces dubbing naturels, qui sont tous vraiment de très belle qualité. De manière générale, je suis vraiment en faveur des matériaux naturels pour le montage des mouches. Ils ont, selon moi, quelque chose en plus, qui amène encore plus d’authenticité à notre passion commune. Mais cela est très subjectif!

De plus, naturels (non teintés), ils ont encore leur propriété hydrophobe qui en fait des dubbings avec une excellente flottabilité.

  • Le dubbing de CDC

Le cas du dubbing de CDC est un peu à part. Ce dubbing (vous pouvez le faire vous-même en coupant toutes les barbes que vous n’utilisez pas sur des plumes de CDC, pointes, barbes de la base du rachis, etc), présente une «mobilité» remarquable. Nous connaissons tous l’utilisation classique du CDC pour simuler des ailes des éphémères, par exemple. Cependant, M. Petitjean  prône l’utilisation  du dubbing de CDC  sur des nymphes…donc pour une utilisation «mouillée». Je sais que beaucoup y voient une ineptie, car le CDC est réputé être flottant. Les plumes, oui, effectivement. Cependant, l’utilisation du dubbing de CDC pour des nymphes va utiliser la mobilité des barbes pour donner une expression de vie aux nymphes. Il va de soi que dans ce cas-là, au plus les fibres seront propres de tout résidus graisseux, au plus l’immersion de la nymphe sera efficace, et donc rapide. Cette rapidité est importante, lorsque l’on cherche à atteindre rapidement le fond (NAF sous la canne, par exemple).

Au contraire, lorsque l’on utilise ce dubbing de CDC pour faire un corps, il est très fréquent ensuite de couper toutes les barbes dépassant. L’objectif est alors de former un corps présentant une bonne flottabilité (en plus du réalisme, cela va sans dire), tout en n’étant pas trop flou (sauf à vouloir imiter le stade précis ou la mouche se débarrasse de son exuvie nymphale). L’ajout d’huile ou de graisse obtenues à partir des glandes uropygiennes ne fait qu’augmenter cette flottabilité. Personnellement, je ne suis pas en faveur d’un tel graissage, qui est selon moi superflu. En effet, en réalisant une mèche à dubbing, on réalise un maillage supplémentaire, avec un matériau (barbes de CDC) présentant des barbules, responsables en soi de la rétention – déjà importante – de microbulles d’air. Donc, selon moi, un corps en dubbing de CDC ne nécessite pas d’être graissé, sauf à rechercher une flottaison très haute.

Quelques pochettes de dubbing de CDC de chez AV Fly:

Cependant, je n’aime pas ce dubbing de CDC du commerce. En fait, en observant la structure des barbes composant ce dubbing, il est facile de voir que celui-ci est fait à partir des “puffs”. Barbes assez épaisses, frisottées. Tout comme je n’aime pas les puffs de CDC pour monter mes mouches (même si j’en ai quelques sachets), je n’aime pas ce dubbing.

Donc, je fais maintenant mon propre dubbing de CDC à partir de toutes les chutes : barbes de la base du rachis, plumes de mauvaises qualité, pointes (même si j’utilise souvent les pointes des plumes pour faire les ailes de mes parachutes). En procédant ainsi, ont fait varier les teintes, et personnellement, j’adore ce dubbing de CDC que je fais moi-même.

Sur la photo ci-dessous, un dubbing de CDC du commerce, et un dubbing fait par moi-même: A gauche le dubbing que je fais, à droite le dubbing “puffs” du commerce. On y voit bien cette différence de structure des barbes et des barbules. Cette différence fait qu’une mèche à dubbing “puff” sera bien plus grossière qu’une mèche à dubbing de CDC fait par mes propres soins!

  • Le dubbing de phoque

Enfin, selon moi le dubbing naturel le plus beau, est celui de phoque. Il s’agit de dubbing prélevé sur des très jeunes phoques, non encore sevrés. Ethiquement, cela pose cependant problème, j’en suis parfaitement conscient…

Les fibres sont un peu épaisses, assez longues, ondulées, et d’une très grande brillance. Veniards commercialise selon moi le meilleur. Ce dubbing est assez cher, et convient surtout au montage des nymphes. Il simule à merveille les pattes des formes nymphales. Je pense qu’il y a moyen de l’utiliser sur des mouches sèches, au niveau du thorax, mais sur des grosses mouches. Et comme je ne monte pas de grosses mouches…je ne vous en dirai pas plus à ce sujet.

En comparaison avec du dubbing de lièvre, ci-dessous, on voit bien la brillance, et la différence de structure. Fibres longues, assez épaisse pour le dubbing de phoque (à gauche), beaucoup plus courtes, bourrues et mat pour les fibres de lièvre (à droite).

Ci-dessous, un exemple de nymphe (ma nymphe préférée, la Pierrot, du nom de mon fils) faite avec un thorax en dubbing de phoque. Cette nymphe, très prenante, est très simple, et je pense que le dubbing de phoque est en grande partie responsable de son efficacité.

 

Sinon, il existe bien sur d’autre dubbings naturels que ceux cités au dessus. Wapsi commercialise « également un « Angora goat dubbing ». Je n’en ai pas, mais je pense que l’intérêt de ce dubbing réside dans la finesse et la longueur des fibres le composant, tout comme leur transparence, et qui est présenté comme un « substitut » de dubbing de phoque.

Voila, je pense vous avoir présenté un panel assez complet des dubbings naturels. Il en existe d’autres, mais de diffusion plus confidentielle. Et de plus, chacun a ses recettes consistant en des mélanges particuliers de dubbings. Je pense au  dubbing de la Brankokiller, de  Branko Gasparin, qui comporterait 7 dubbings de natures  différentes. Mythe ou réalité…je vous laisse avec votre propre opinion. Selon moi, et sans dénigrer l’efficacité de cette mouche légendaire, je pense qu’il y a cependant une grande part de malice sur la composition exacte du mélange de dubbings utilisé.

Les dubbing synthétiques :

Là, les choses se corsent ! (et oui….).

En effet, si au début, il n’y avait quasiment que du dubbing d’antron, maintenant, – et vive le marketing -, on trouve de tout.

Fibres SLF, Ice dub, fibres Angelina, UV dubbing, UV dubbing mélangé avec de l’antron, Laser dub de Senyo, qui est un mélange de fibre d’acrylique (antron), et de Ice dub, Scud dubb, Fly rite…bref, là on peut aller très loin.

Je ne vous parlerai donc que de dubbing d’antron, du SLF, (flashabou dubbing), Ice dubb et fibres Angelina, et UV dubbing, et Fly rite.

Juste une remarque : comme ces dubbings sont fait de fibres de polymères, et contrairement aux dubbings naturels, il est inutile de tenter de les teindre. Elles sont teintées dans la masse lors de leur fabrication.

  • Le dubbing d’antron

Il s’agit de fines fibres d’acrylique, qui est un polymère de densité de 1,05g/cm3, donc très proche de celle de l’eau. Ce dubbing, que l’on trouve aussi sous forme de mèches sur carte (« Antron sur carte ») est brillant, souple. Utilisé seul, il est pénible à vriller sur une mèche à dubbing, et il vaut donc mieux réaliser une boucle a dubbing. Sinon, il est beaucoup plus utilisé en mélange avec des dubbings naturels…et je vous en parlerai un peu plus loin.

Une utilisation un peu anecdotique, mais néanmoins vraiment intéressante de ces fibres et de les mélanger avec des barbes de CDC pour faire des ailes «brillantes», par exemple.  A 4,08 minutes dans la video suivante, ou M. Petitjean utilise du Ice dub…Perso, j’utilise de l’antron en lieu et place de l’ice dub, car les fibres d’antron sont plus fines que celle de Ice dub. Le résultat obtenu est vraiment chouette, je trouve.

 

Utilisation du Magic Tool de MPJ

  • Le Fly rite

Le Fly rite est un dubbing fait de polypropylène. Ce polymère a une densité de 0,9 g/cm3, ce qui en fait un matériau moins dense que l’eau (d=1 g/cm3). De ce fait, et comme il est fait de fibres très fines, il est vraiment adapté au montage des mouches sèches. C’est selon moi un super dubbing pour qui veut utiliser des matériaux synthétiques et ne pas avoir de problème de flottabilité. Il est décliné en une large gamme de teintes et de couleurs différentes, mais est assez cher.

Le Fly rite présente donc des fibres brillantes, frisottées, très longues et très fines. Un peu l’équivalent synthétique du dubbing de chameau (ou super fine)…la brillance, l’hydrophobie et le caractère frisotté en plus!

Détail du Fly rite:

Encore une fois, c’est selon moi un excellent dubbing, et le panel de couleur proposé couvre vraiment tous les besoins!

  • Les fibres UV

Les fibres dites « UVs » (qui vont absorber les longueurs d’ondes dans les UVs, et émettre également dans les UVs) sont de longues fibres synthétiques, dont je ne connais pas la nature chimique. L’œil humain ne perçoit pas ces longueurs d’ondes UVs (faibles longueurs d’ondes, mais fortement énergétiques, elles pénètrent assez profondément dans l’eau, tout au moins plus profondément que la lumière visible pour nos yeux), mais certaines espèces animales les perçoivent. Cette approche a initialement été développée pour la pêche aux carnassiers. Selon le site Ultimate Fishing, perches et brochets ont des yeux percevant ces UVs. Par contre, si la truite fario juvénile y est sensible, elle perd cette faculté à l’âge adulte. Donc, inutile de faire de superbes nymphes avec des fibres UVs si vous destinez vos nymphes aux truites. CQFD!

Un dubbing à utiliser tel quel pour des streamers, ou à mélanger avec d’autres fibres (Ice dub, par exemple). Sincérement…j’en ai deux paquets, mais je ne m’en sert pas…ou pas encore….

  • Ice dub et fibres Angelina

Le Ice dub est un dubbing très brillant et flashy, formé de longues et brillantes fibres de polyester, qui sont plus des bandelettes que des fils de section ronde. Sa nature chimique (fibres de polyesters) lui confère une densité de 1,2 g/cm3, ce qui le réserve plus au montage des nymphes.

Cependant, en version peacock, par exemple, une mèche de ice dub remplace aisément les herls de paon (qui n’ont pas, ainsi que je le disais plus haut, une bonne flottabilité). Je m’en sers donc en substitut de paon pour faire mes scarabées (Fiche de montage d’un scarabé). Dans cette fiche de montage, j’utilise des herls de paon. On peut avantageusement les remplacer par une boucle a dubbing faite à partir d’ice dub noir, ou peacok.

Ci-dessous une partie de la gamme Ice dub commercialisée par Hareline.

Et quelques sachets de Ice dub achetés sur Aliexpress (chez Royal Sissi) – les 7 sachets du haut:

Un sachet de Ice dub, reste assez cher. Comparativement, il vaut donc mieux acheter des sachets de fibres Angelina, qui sont également en polyester (pour les fibres iridescentes et holographiques), que l’on trouve en sachet de 14g (c’est un peu gros cependant), mais beaucoup moins cher ramené au prix au kilogramme. Les fibres Angelina sont en effet classifiées de la manière suivante : Iridescentes, holographiques, métalliques et électriques.

Les fibres métalliques (argent par exemple) sont vraiment faite de métal. Leur utilisation comme dubbing est assez difficile, car elles présentent une forte mémoire de forme, comme une feuille de papier aluminium, par exemple. Par contre, les fibres iridescente (peacock) et holographiques sont vraiment top, et remplacent avantageusement le Ice dub. Au contraire, les fibres électriques ne sont pas adaptées à la réalisation de mouches.

Détail des fibres Angelina en couleur verte foncé, qui ressemble fortement au Ice dub peacock:

Sur la photo ci-dessous, on voit cependant une différence entre le Ice dub (en haut), et les fibres Angelina (en bas). Ces dernières étant plus fines, présentent une brillance un peu moindre. En revanche, elles sont plus facile « à travailler » de part cette finesse.

 

Question tarif: un sachet de 14g de fibres Angelina coute 7,90€ (dans les sites de VPC mercerie)…un sachet de 1 gramme de Ice dub Hareline coute 3,30€. il n’y a pas photo. Par contre, un conseil, cantonnez vous aux fibres Angelina iridescentes et holographiques. Les autres sont moins intéressantes pour en faire des dubbings.

  • Les fibres SLF

Les fibres SLF sont des fibres synthétiques, très longues, très fines, avec une belle transparence. Elles sont données comme substitut de phoque. Me connaissant, vous comprendrez que je préfère le dubbing de phoque à ses substituts. Préférence irrationnelle, mais bien réelle.

En fait, j’utilise plus ce dubbing en le mélangeant à un dubbing naturel, de manière à donner une « impression de vie » à mes nymphes. Ce dubbing reste cependant anecdotique pour moi.

Ci-dessous, deux photos de dubbing SLF:

Et une photo comparant un dubbing de phoque naturel Veniard (en haut) et une fibre SLF (en bas). Franchement, la ressemblance est assez étonnante, je trouve. Par contre, ces fibres SLF sont un peu plus souples.

 

  • Flashabou dubbing

Encore un truc bien commercial. Ajouter du brillant, par l’utilisation de Flashabou super fin. Pas vraiment d’intérêt, selon moi, car trop peu de différence avec un Ice dub, ou une autre fibre synthétique.

On en voit deux sachets (en bas à droite), sur la photo ci-dessous.

Vous l’avez compris, si j’utilise ces dubbings synthétiques (en particulier le fly rite, l’ice dub et l’antron), ma préférence va, et de très loin aux dubbings d’origine naturelle, auxquels il m’arrive d’y adjoindre des fibres d’antron.

Cependant, le mélange naturel/synthétique peut présenter un grand intérêt.

  • Rainbow scud dub

Je ne pourrai clore ce sujet des dubbing synthétique sans vous parler du “rainbow scud dub“, de chez Hareline. Initialement présenté comme parfait pour réaliser des gammares, ce dubbing se révèle excellent pour les nymphes destinées à la pêche des ombres. À monter comme une nymhe classique, avec une bille en tête blanche. Ce sont les deux sachets en bas à gauche sur la photo ci-dessus. Par contre, je n’ai aucune idée du matériau dont ce dubbing est fait.

 

 

Les dubbings mixtes, mélange naturels et synthétiques

Et là, si je vous parle de dubbing « hare-tron », je suis certain que vous connaissez !!!

Il s’agit d’un mélange, en proportions variables, de dubbing naturel de lièvre (hare) et de fibres acryliques d’antron, (tron), ces deux dubbings ayant été présentés en détail plus haut dans cet article. Le premier va apporter une facilité dans la réalisation de la mèche à dubbing, ainsi qu’un très large panel de couleurs et teintes possibles, le second va apporter une brillance que n’ont pas les fibres naturelles. Ce dubbing haretron est – selon moi – le dubbing roi pour réaliser les corps de nymphes (autres que perdigones).

Hareline commercialise toute une gamme de ce dubbing haretron, sous le terme “Hare-tron dubbin”.

 

Sur les deux photos ci-dessous,  deux produits de chez Hareline (hare-tron et dubbing de lièvre). La seule différence (hormis la couleur) est l’inclusion de fibres d’antron.

Sur ces photos, on voit bien le signal « brillance » apporté par ces fibres d’antron. Mais comme vous le faites avec du dubbing de lièvre, et des fibres d’antron, vous pouvez utiliser un autre dubbing naturel, avec une autre fibre synthétique. Seule votre imagination mettra des limites à ce que vous pouvez faire.

Il va sans dire que vous pouvez parfaitement utiliser ce dubbing également pour faire le corps de mouches sèches.

J’utilise entre autre, ce dubbing pour monter la Tueuse.

 

Les grandes marques de dubbing

Bon, pour achever cet article, et comme vous avez pu le voir, quelques grandes marques “ressortent” pour les dubbings.

Fly rite, qui est une marque déposée.

Hareline, qui présente une large gamme de dubbings….mais le marketing est aussi passé par la, même si la qualité est au rendez vous, ce qui fait que je me pose vraiment la question de l’intérêt pour le monteur de certains produits…

Hends, propose également de très beaux produits, relativement abordables, j’aime beaucoup leur dubbing de lièvre, ainsi que leur haretron dubbing, avec certaines couleurs vraiment flashy.

Wapsi, avec toute sa gamme de Natural fur, qui sont vraiment mes dubbings préférés.

Ou encore Veniard, qui propose selon moi le plus beau dubbing de phoque.

Mais selon moi, rien ne vaut trouver un animal renversé par une voiture sur le bord de la route, et, (s’il n’est pas trop abimé), le prendre, en ôter la peau, la mettre à sécher, pour en utiliser ensuite la fourrure. C’est ce que je fais (martre ou fouine, écureuil, renard, etc). Ca sent “un peu fort”, parfois, mais là, vous avez le top.

Par contre, je n’ai jamais testé les “herissons pizzas” (pauvres bêtes…) , ni les “chats galettes”….

Voila, vous savez tout ce que je sais sur les dubbings. C’est notoirement incomplet, mais c’est un bon début !!!

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