6 / Littérature Livres de montage

Mouches de pêche – L’encyclopédie

Un gros pavé de 607 pages écrit par Didier Ducloux et Nicolas Ragonneau. Ce livre se divise en quatre grands chapitres, ou sont donnés les  fiches de montage de mouches sèches, nymphes, noyées et streamers, avec un total de 1500 modèles décrits.

Deux sous-chapitres:  un petit chapitre (4 pages) abordant le  CDC de manière générale (inclus dans le chapitre “mouches sèches”), et un autre (12 pages), détaillant les techniques de corps tissés (10 méthodes différentes de tissage), inclus dans le chapitre  “nymphes”.

Enfin, 21 monteurs célèbres sont mis en avant dans ce livre, à raison de deux pages par monteur: une page parlant de l’individu, et autre avec 3-4 de ses modèles phares (dont les fiches de montages sont disponibles dans le livre). On peut citer JP Dessaigne, N. Stanceva et I. Stancev,  A. Devaux ou encore F Sawyer, par example.

 

Les fiches de montages consistent en:

  • Le nom du modèle
  • Une ou deux  courtes phrases sur ses origines et utilisation(s);
  • Une photo du modèle achevé;
  • La liste des matériaux necessaires;
  • Une description succinte  des étapes de montage.
  • Didier Ducloux et Nicolas Ragonneau
  • Artemis
  • 2001
  • 53 euros
  • Les auteurs nous livrent ici un livre volumineux décrivant de très nombreux modèles. Mouches sèches, noyées, nymphes, streamers. Comme ont peut s’en douter, ce livre n’est pas exhaustif, même si un monteur à « déjà de quoi faire ».
    Après une courte introduction, les auteurs nous amènent directement dans le vif du sujet. Quatre grands chapitres (mouches sèches, nymphes, noyées et streamers), deux d’entre eux présentant un très court (quelques pages) sous chapitre : le CDC – généralités, présent dans le chapitre sur les mouches sèches, et les corps tissé, dans les nymphes.
    Ensuite sont présents un glossaire, une liste bibliographie assez fournie, l’index des monteurs, et l’index des modèles.
    Les monteurs présentés, dans des micro-chapitres de deux pages disséminées dans ce livre, sont au nombre de 21. Quel a été le rationnel de ce choix ? Je trouve que de très grands monteurs actuels, comme Davie McPhail, par exemple, auraient largement mérités d’y figurer.

    Le chapitre le plus volumineux traite des «MOUCHES SECHES » ou sont décrits des émergentes, imagos, spents, et terrestres. Ici, toutes les techniques et matériaux sont représentés. Le monteur à le choix des modèles. Sedges, éphémères, coléoptères, fourmis, etc. La description des montages est parfois un peu insuffisante, et dans ce cas, il faut l’aide de la photo pour réaliser un montage ressemblant à celui décrit. Un sous chapitre est dédié au CDC. Rien d'aussi poussé que ce qui est disponible dans la livre "CDC evolution" de M. Raspini (https://www.éclosion.com/cdc-evolution/), ou "CDC" de M. Petitjean (https://www.éclosion.com/cdc/), mais la lecture en est agréable.

    Le chapitre relatif aux "NYMPHES" est bien fourni, et les grands classiques y sont présentés (pheasant tail, grey goose, Montana – qui est considérée comme un streamer par certains - etc). Par contre, il n’y a aucune perdigon, alors que ce sont des montages de plus en plus utilisés. Il est vrai, à la décharge des auteurs, que ce livre à bientôt 20 ans. Trois modèles cependant (nymphe tinsel, nymphe micromylar et nymphe AD1) se rapprochent fortement du montage des perdigons. Au monteur d’adapter matériaux, couleurs, etc.

    Un sous chapitre présentant 10 méthodes différentes de "TISSAGE DES CORPS" est inclus dans le chapitre des nymphes. Choses surprenante, seulement deux tissages (le tissage 4 croix, et le tissage en 8) sont illustrés par des montage (1 modèle et 7 modèles, respectivement). Enfin, un modèle tissé – la fameuse « Flenette olive » est décrit, sans pour autant que la méthode de tissage ne soit indiquée. Je me pose donc la question de l’intérêt de présenter 8 autres méthodes de tissage. Personnellement, je me limite à une méthode, le tissage en 8, que j’utilise par exemple pour la Flenette olive (une nymphe redoutable).

    Les "MOUCHES NOYEES" sont sous-divisée en deux parties : les noyées simples, et les noyées avec ailes.Concernant les noyées simples, il y a également quelques manques « marquants », comme par exemple la bibio, et la black pennel, alors que d’autres sont bien présentes (i.e. la palaretta). Pour cette dernière cependant, elle est donnée comme « générique » (pas de monteur associé à ce modèle). A vous de trouver sur Youtube une vidéo permettant le montage de cette noyée remarquable. Sur son « ancien site » ; J.P. Dessaigne avait une vidéo très bien faite sur le montage de cette noyée. Cette vidéo n’est malheureusement plus présente sur sa chaine Youtube actuelle.
    Les noyées ailées sont plus des mouches à TDM et saumon, et c’est donc un domaine du montage ou je ne peux apporter aucun commentaire, car m’étant trop peu connu. Cependant, si vous allez sur mon article « Mes sites de flytying » (https://www.éclosion.com/mes-sites-de-fly-tying/), vous avez un lien pour le site « Le moucheux », ou sont décrits de très nombreux modèles de mouches à saumon / truite de mer, non victoriennes.

    Le chapitre sur les "STREAMERS" est divisé en deux parties : les streamers dits « de rivière », et ceux dits « de réservoir ». Nombre des modèles présentés sont associés à un monteur, et le distinguo fait entre modèles de rivière et de réservoir vient peut-être de la. Dans le cas contraire, j’aurais un peu de mal à cerner la raison d’une telle séparation, qui reste – selon moi- totalement artificielle. J’aurais tendance à classer certains de streamers comme « noyée a saumon / TDM), mais encore une fois, je ne suis pas un spécialiste, loin de là. Les streamers présentés ne sont définitivement pas des streamers à carnassier. Cependant, en les up scalant, certains modèles feront d’excellents streamers à carnassier, voir à une utilisation marine.

    Le "GLOSSAIRE" à une utilité, surtout dans un domaine où la langue Anglaise à pignon sur rue, car nombre de mots Anglais y sont explicités en Français.

    Quelques adresses de monteurs sont données, certaines méritant peut-être d’être actualisées, mais j’avoue ne pas avoir vérifié.

    Les auteurs fournissent une "BIBLIOGRAPHIE" assez intéressante, qui mériterait de s’y plonger, si le fly tying es vraiment pour vous – comme pour moi- un grand plaisir et intérêt (voir, une passion).

    Un "INDEX DES MONTEURS" (avec les pages ou sont décrits leurs modèles) est également présent, ce qui, combiné à une recherche sur la toile, permettra au lecteur d’aller plus spécifiquement faire des recherches sur ce monteur, et ses autres modèles. Cette double présentation « monteurs / modèles » est donc la bienvenue, je trouve.

    Enfin, un "INDEX DES MODELES" présentés est disponible. Il est par ordre alphabétique à partir du nom des modèles, ce qui en limite grandement l’utilité. En effet, à moins de feuilleter le livre, vous ne trouverez pas un modèle spécifique, à moins de connaitre son nom exact. Un index à double ou triple entrée aurait été le bienvenu, avec le nom du modèle, combiné au nom du type de modèle (araignée ailée, par exemple, ou émergente d’olive).

    En conclusion, j’aime beaucoup ce livre, car « il donne de idées » quand vous ne savez plus trop quoi monter (et là, je m’adresse aux grands malades du flytying). Les modèles proposés permettent donc de prendre des idées, mais le fait que les fiches de montages soient réduites au plus simple appareil (une photo, un court texte sur les étapes de montage) fait que l’utilisation poussée de ce livre sera l’apanage des monteurs possédant déjà un très bon niveau technique.
    C’est pour cette raison que je ne le considère que seulement « intéressant ».

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