6 / Littérature Livres techniques

Pris sur le vif

 

AUTEUR : Charles RITZ ( Charles-César Ritz pour être exact )

ANNÉE : 1953

EDITEUR : Librairie des Champs-Élysées

CODE ISBN : 2351781198

PRIX INDICATIF : uniquement d’occasion, de 35 à …. 750 € en fonction de l’édition


L’AUTEUR :

Charles Ritz était un pêcheur à la mouche d’exception et il aura marqué son époque par sa virtuosité, fouet à la main, mais également son ingéniosité technique qui l’a amené à être un des “mentors” de la maison Pezon et Michel, lorsque qu’elle régnait sur le monde du bambou refendu.

Il fut également un grand défenseur de l’environnement et aura mené nombre d’actions d’envergure dédiées à la protection des milieux aquatiques. Le prix “Charles Ritz” récompense encore de nos jours de très belles initiatives environnementales en faveur de nos rivières.

Il n’est donc pas étonnant que ce livre écrit par cet illustre pêcheur soit considéré comme un ouvrage culte de la littérature sur la pêche à la mouche.

 

Et pourtant, force est de reconnaitre que le bougre ne payait pas de mine …

 

Mais il était un virtuose du fouet …

RÉSUMÉ :

Ce livre est composé de 4 parties distinctes :

  • 1ère partie : l’ombre
  • 2ème partie : la truite
  • 3ème partie : l’art et la technique
  • 4ème partie : comment je les ai vus pêcher
  • 5ème partie : souvenirs

AVIS, CRITIQUE :

Rares sont les livres qui abordent avec autant de “brio” l’ensemble des composantes de la pêche à la mouche, et ce d’une façon simple et rationnelle.

Mœurs des ombres et des truites, observation de la rivière, techniques de lancer, matériel, mais également quelques pages sur d’autres pêcheurs d’exception (Lambiotte, Burnand, Simonet, …), ainsi que des récits autobiographiques savoureux en font un ouvrage délicieux et tellement pertinent qu’on peut le lire 10 fois sans jamais se lasser.

Comme il est dit ci-dessous dans l’extrait de la préface, Charles Ritz devient au fil des pages l’ami avec qui on aurait aimer partager du temps au bord de la rivière. Parce que pêcheur et lanceur d’exception, il a su en parler en termes simples et avec beaucoup d’humilité, et ce à contre-courant de l’époque ou la pêche à la mouche véhiculait des valeurs bien trop “élitistes”.


EXTRAIT DE LA PRÉFACE ( de Léonce De Boisset )  :

Charles Ritz ne compte que des amis parce qu’il est naturellement aimable. Comme pêcheur, il n’a que des admirateurs. La lecture de cet ouvrage accroîtra le nombre des uns et des autres, parce que c’est une oeuvre d’une rare originalité, un livre d’honnête homme, écrit sans recherche de l’effet, avec le seul souci du vrai et une parfaite sincérité.


EXTRAITS DU LIVRE  :

Extrait 1 : ” en lisant ce livre, on pensera peut-être qu’à la pêche, je suis à même de trouver la solution exacte pour chaque cas et de l’appliquer instantanément. Pourtant, c’est une tout autre histoire ! Ce qui fait le charme de la pêche à mouche, ce sont les nombreux échecs qu’on enregistre et les imprévus qu’on arrive à vaincre.

À soixante ans, je suis plus heureux que jamais chaque fois que je prévois la possibilité d’obtenir une montée sur mon artificielle, si je ne commets pas de faute. J’estime avoir encore beaucoup à apprendre.

Je pêche sans prétention et si, après un petit succès, je pense n’avoir pas trop mal opéré, il suffit d’un ou deux poissons qui me possèdent pour me rappeler à l’ordre. Alors, je me remets au travail, essayant d’apprendre et d’améliorer les défauts et faiblesses qui, trop souvent, me coûtent des poissons “

Extrait 2 : “un après-midi, sur le Doubs, à la gravière de Lilliaton, des nuages sombres couvrent le ciel. Impossible de repérer la “Favorite Rose” après chaque posé. Le vent la déporte et je la perds de vue. La lumière est très mauvaise, avec une réverbération gris acier. Les montées sont nombreuses et régulières, les poissons faciles à atteindre. À chaque montée de poissons choisis, je ferre, supposant une acceptation, mais sans résultat. En désespoir de cause, j’essaie à tout hasard une “Sulphur Dun” à hackles jaune soufre et je la repère immédiatement. Je constate qu’elle n’était jamais sur le poisson montant. Les gobages que je venais de ferrer étaient uniquement sur des mouches naturelles. Je corrige mon lancer et prends plusieurs poissons.

( ici, l’auteur nous explique que la qualité de la dérive et la visibilité de la mouche peuvent être déterminants, et importent plus, dans certains cas, que la mouche elle-même.  70 ans ont passé … et ces débats sont toujours d’actualité … )


NOTE : Exceptionnel


0

2 réponses à “Pris sur le vif

Laisser un commentaire