1 / Au fil de l'eau Récits de voyage

Bye bye UK, au revoir mes chers Highlands…

Nous sommes le Vendredi 31 Décembre 2020. Le Brexit est acté.

Fi des tergiversations, discussions interminables, espoirs déçus ou espoirs concrétisés, fi des pros et des antis, des conséquences économiques vraies ou supposées, des conséquences humaines – certaines étant déjà connues, ou encore de toute considération géostratégique. Le fait est que le Royaume Uni ne fait plus partie de l’Europe.

Et alors, me direz vous?

Ben alors, rien… ou si, plutôt, je suis triste de ce départ.

J’ai fais deux séjours en Ecosse, dans les Highlands, deux voyages ou j’étais avec des Amis, et ou nous y étions pour découvrir ce pays magnifiques, mais aussi pour y pêcher…

Lieux magiques majestueux, accent rugueux des natifs, mais par ailleurs tellement accueillants, leurs B&B avec œufs au plats, porridge, tomates et leurs fameux “beans” pour le petit déjeuner, assiettes généreuses et suffisamment solides pour vous tenir une journée entière débout, le long et dans une rivière…

Ces paysages tourbeux, couleur Whisky – ou l’inverse – ces névés au mois de Mai, ces petites rivières dénichées loin de tout, ou il est impossible de trouver le propriétaire pour prendre le permis de pêche, car personne ne vivant à des miles aux alentours…

Ces petites rivières ou l’eau, si pure, mais couleur de tourbe, regorge de truites aux robes sublimes, ces petites rivières ou les truites gobent goulument les imitations présentées, comme si elles n’avaient jamais vu un pêcheur.

Ces lochs, immenses ou plus modestes, mais toujours sombres et mystérieux, lieux de fantasmes pour les créatures y vivant, ou supposées y vivre. Lieux ou le pêcheur s’y sent dérouté, ne sachant ou lancer sa mouche…

Ces rivières de “classe mondiale”, ou le roi des poisson, le Saumon Atlantique, remonte encore en masse….et ou un vieux Lord “en tenue”, chapeau, cravate et Barbour, prends 10 minutes de son temps pour discuter avec vous de sa passion, une immense canne en main, une “green Highlander” piquée dans son chapeau…

Ces pubs ou vous vous réchauffez d’une longue et froide journée dans ce monde sauvage, devant un verre contenant de divins breuvages… et ou vous referez invariablement le monde, avec un local rencontré là, qui vous interpelle et vous raconte sa vie, rude mais si riche, comme s’il vous connaissait depuis toujours, et que vous ne reverrez jamais…

Ce pays, ou il suffisait d’une simple carte d’identité, pour aller y flâner en bordure du monde…

Maintenant, que va-t-il falloir pour y aller? Un visa, peut-être aussi difficile à obtenir qu’un visa US? L’équivalent d’un ESTA?

Je ne sais, je pleure seulement aujourd’hui de voir les Ecossais, bien malgré eux, s’éloigner doucement, je pleure aujourd’hui de voir les Highlands un peu plus loin qu’hier….

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